Ascension des géants d'Équateur
Samedi 18 octobre 2025
Dimanche 19 octobre 2025
1ère étape : Ascension du Pasochoa (9,7km et 748 m de D+)
Mais le Cotopaxi, qui culmine à 5 897 mètres d’altirude et dont nous apercevons le dôme enneigé, nous semble encore bien loin !
Lundi 20 Octobre 2025
2ème étape : Ascension du Guagua Pichincha (13,1 km et 1 034 m de D+)
Cette fois encore, notre petit groupe a réussi à se hisser au sommet, en suivant Fausto Mayorga, notre guide équatorien. Mais le souffle devient plus court et le cœur bat plus vite. Ce soir, nous redescendons à l’hacienda San Joachim pour essayer de dormir à 3 200 m. Pas toujours facile de trouver le sommeil…
Mardi 21 octobre 2025
3ème étape : Ascension du Rumiñahui (11,8 km et 890 m de D+)
Nous sommes entrés dans le périmètre du parc national du Cotopaxi. Il se dresse devant nous, là-bas au loin, prêt à nous recevoir. Nous espérons que le jour de l’ascension, la météo sera aussi favorable qu’aujourd’hui.
Pour l’instant, et pour parfaire notre acclimation à l’altitude, c’est un autre volcan équatorien que nous allons gravir aujourd’hui : le Rumiñahui. Nous apercevons ses crêtes déchiquetées derrière les eaux calmes de la lagune de Limpiopungo. Ce lac peu profond est le rendez-vous des oiseaux aquatiques locaux et des migrateurs.
Au nord du lac, un chemin conduit au sommet du Volcán Rumiñahui (4 721 m). Nous sommes à 3 850 mètres d’altitude.
À mesure que nous progressons dans les touffes d’herbes du páramo, les crêtes du Rumiñahui se font plus précises. Ce volcan éteint qui culmine à 4 757 m porte le nom d’un illustre chef de guerre inca connu pour son immense bravoure. « Rumiñahui » signifie signifiant « œil de pierre » en langue quechua, ce qui témoigne de sa perspicacité et de sa force d’esprit. Le mont Rumiñahui est couronné de trois sommets imposants, offrant chacun une expérience unique. Entre les éperons rocheux et les pentes d’éboulis, leurs ascensions sont considérées comme difficiles. Cela nous fera une excellente préparation pour le Cotopaxi !
Mercredi 22 octobre 2025
4ème étape : Ascension de l’Illiniza Norte (11,5 km et 1 175 m de D+)
À cette altitude, chaque inspiration apporte deux fois moins de molécules d’oxygène qu’au niveau de la mer. Pour compenser, il faut respirer plus vite et c’est en haletant que je suis arrivé au sommet. La fatigue accumulée, la haute altitude et le manque de sommeil rendent l’exercice exigeant sur le plan physique. Mais tout le monde a réussi cette ascension de l’Illiniza Norte ! La journée de repos de demain sera quand même la bienvenue !
Jeudi 23 octobre 2025
Situé dans la province de Cotopaxi, c’est l’un des marchés indigènes les plus authentiques et les plus vivants de la Sierra équatorienne. Tous les habitants des communautés andines voisines descendent des montagnes pour y vendre fruits et légumes : babaco, maracuyá, mango, granadilla, ananas, banane… Un festival de goûts, de couleurs… et de sourires !
Sur le marché de Saquisilì, comme partout ailleurs dans le pays, les échanges se font en dollar américain. Le 10 septembre 2000, suite à une grave crise économique, le gouvernement équatorien a décidé de remplacer sa monnaie nationale, le sucre, par le dollar US. Une décision radicale qui a permis de stabiliser l’économie et de juguler l’inflation. Mais au prix d’une perte de sa souveraineté monétaire.
Vendredi 24 octobre 2025
Samedi 25 octobre 2025
5ème étape : Ascension du Cotopaxi (6,9 km et 1 070 m de D+)
Tout notre petit groupe a réussi l’ascension. Et nous avons eu la chance de bénéficier d’une excellente météo. Autour du drapeau équatorien, de gauche à droite, Fausto (guide), Manuel (guide), Laura, Meche (aspirante guide), Jean-Louis, Anne, Luis (guide), Till et Rachel. Merci à tous pour cette expérience sportive et humaine exceptionnelle !
Lors de notre descente, alors que le soleil nous réchauffe agréablement, la tension retombe, le plus difficile est derrière nous, on commence à mieux respirer. Le corps est fatigué, mais l’esprit est léger. Nous sommes tous heureux d’avoir réussi à atteindre notre objectif. Reste mantenant à rester vigilant dans notre trajet de retour vers le refuge. Avec la fatigue accumulée, le relâchement mental, l’euphorie d’avoir réussi, la concentration peut diminuer fortement et l’accident reste possible. D’autant plus que la neige est plus molle qu’à la montée. Toutes les études s’accordent à dire que 75 % des chutes accidentelles en montagne se produisent à la descente.
Le Cotopaxi est derrière nous, magnifique et indifférent à notre passage. Nous n’avons pas vaincu la montagne, on a simplement été accepté par elle. Le corps est fatigué, mais l’esprit est léger. Une question affleure déjà : et maintenant ?
Bilan : Cinq sommets gravis (Pasochoa, Guagua Pichincha, Rumiñahui, Illiniza Norte et Cotopaxi) pour un total de 53 km et 4 917 m de D+
Crédit documents et photos
Carte de l’Équateur © France Diplomatie ; photo descente Cotopaxi © Fausto Mayorga
