La calanque de l'Escu
par le plateau de l'Homme mort
15,1 km - 3 h 15 - 840 m de D+
Attention ⚠️ Cette belle randonnée présente une difficulté technique lors du passage très aérien de la Corniche du Pêcheur que l’on rejoint avec le sentier vert. Elle est déconseillée aux personnes sujettes au vertige.
Face à la grille d’entrée de la Campagne Pastré (157, avenue de Montredon, Marseille 8ème), ne pas prendre la grande allée bitumée qui mène au château Pastré, mais emprunter l’allée bétonnée qui part à droite dans la pinède. Au loin, se dresse le Sommet de Marseilleveyre. Entrer dans le sous-bois, puis longer le grillage du centre équestre Pastré et suivre une large allée bordée de pins. À 1 km, franchir le canal de Marseille sur un petit pont et suivre le balisage vert.
Le sentier longe ensuite les maisons du quartier de la Grotte-Rolland. À 1,3 km, prendre sur la droite en direction de la barrière qui donne sur le boulevard de la Grotte-Rolland, puis prendre le chemin à gauche. Sur le sol, près d’un point d’eau potable, se trouve une grande plaque fléchée indique les directions de Callelongue (vert), du sommet de Marseilleveyre (jaune) et de Béouveyre (marron).
Le sentier grimpe ensuite dans un sous-bois. À 1,7 km, laisser les sentiers vert et marron qui partent à droite vers Béouveyre. Prendre à gauche le sentier jaune et noir en direction de l’est. À 2,5 km, laisser à droite le sentier jaune et poursuivre sur le sentier noir.
À 2,9 km, en arrivant à un grand carrefour dans la forêt, abandonner le chemin noir et suivre le sentier vert et jaune qui s’élève progressivement dans la colline, découvrant de jolies vues sur la rade sud de Marseille. À 3 km, peu avant le Col de la Selle, continuer à gauche sur le sentier bleu.
Ce sentier bleu, qui rejoint bientôt un sentier jaune, mène au Sommet ouest de l’Homme mort (374 m). Son escalade est assez raide, mais ne présente aucune difficulté. En chemin, vous croiserez peut-être entre deux cailloux, quelques spécimens de laitue vivace, une espèce de la famille des Astéracées . Ses fleurs sont magnifiques et ses feuilles ont la particularité d’être comestibles !
Arrivé au sommet, on débouche sur le plateau de l’Homme mort, un vaste plateau calcaire dont le sol très aride est totalement fissuré. Ce terrain accidenté aux multiples crevasses rend parfois pénible la progression du randonneur. Mais la vue sur l’Archipel de Riou, les monts de Carpiagne et la Grande Candelle est superbe ! Cela compense largement la difficulté du parcours. À 3,9 km, le sentier jaune part sur la gauche. Continuer sur le sentier bleu en direction de l’est. Dans ce chaos de roches, faire bien attention de ne pas se tordre une cheville en marchant !
En poursuivant sur le sentier bleu, plusieurs petits passages de désescalade faciles permettent de rejoindre à 5,8 km le Col de Cortiou (244 m). Sur ce joli parcours, vous aurez sans doute croisé les fleurs jaunes de la coronille arbustive, abondante dans les calanques. Alors que le chemin bleu continue à gauche en direction du Col de Sormiou (181 m), nous poursuivons à droite avec le sentier vert. C’est ici que nous retrouvons le balisage rouge et blanc du GR qui traverse le massif des Calanques entre Marseille et Cassis.
À 6 km, ne pas suivre le sentier rouge et blanc du GR, mais suivre le sentier vert qui descend en direction de la Calanque de l’Escu. Cette descente en balcon sur la Méditerranée est vraiment magnifique. Mais ce chemin n’est pas toujours facile à suivre, car le balisage vert est irrégulier et parfois effacé. Un conseil : prenez votre temps pour descendre et ouvrez les yeux !
Bientôt apparaît l’Îlot de la Melette qui se trouve juste en face de la calanque du même nom. Le site est peu fréquenté, ce qui le rend d’autant plus agréable ! La descente dans la calanque demande de la prudence pour franchir quelques pas de désescalade. Heureusement de petites marches ont été taillées dans la roche. Après avoir dépassé une petite grotte, prendre ensuite un joli sentier qui progresse à flanc de falaise, sans présenter de difficulté, à travers le Bois des Walkyries.
À 7,4 km, prendre le sentier vert pointillé qui descend entre de gros blocs de rochers. 350 m plus loin, nous arrivons dans la Calanque de l’Escu, l’une des plus sauvages et des plus isolées de tout le massif. Il s’agit d’une impasse surplombée par de hautes falaises. Le bord de mer est en partie recouvert par les nombreux blocs de roche qui se sont détachés de la paroi sur laquelle une plaque a été posée afin de rappeler qu’ici un événement tragique est survenu en 1981.
La Calanque de l’Escu étant sans issue, il faut rebrousser chemin en suivant le balisage vert pointillé sur 350 mètres, reprendre ensuite le sentier vert et se diriger en direction du pied de la falaise. Là, dans une fissure, se trouve une succession de mains courantes qui permettent de gravir la falaise. D’abord vertical, le parcours continue en traversée. Le chemin devient de plus en plus étroit à mesure que l’on s’avance sur la Corniche du Pêcheur, magnifique, mais très aérienne ⚠️ Les personnes sujettes au vertige pourront se sentir en difficulté. Malgré la présence d’un gros câble gainé, l’appréhension est bien présente sur cette falaise à-pic !
À la sortie de la Corniche du Pêcheur, nous arrivons sous de hautes falaises. Le sentier vert descend vers la mer, traverse de grandes dalles de roches et remonte ensuite vers la droite. En prenant appui sur une grosse roche, faire quelques pas d’escalade facile qui permettent de retrouver à 8,2 km le GR rouge et blanc qui continue en direction de la Calanque de Podestat, l’une de mes préférées. C’est un sentier noir pointillé qui permet d’y accéder.
Le sentier est désormais beaucoup plus facile. Continuer à suivre le GR rouge et blanc jusqu’à la Calanque de Marseilleveyre. En chemin, au milieu des cailloux, vous verrez sans doute une asterolide maritime. Cette plante rustique aux jolis pétales jaunes est résistante au sel et à la sécheresse.
Tournant le dos à la calanque, prendre ensuite le sentier vert qui remonte en direction du nord à travers le Plan des Cailles. Les sommets qui se dressent devant nous sont (de gauche à droite) : la Tête de la Mounine, la Pointe Callot et les Arches des Cailles. De nombreuses espèces végétales ormentent ce parcours, dont le ciste de Montpellier.
D’abord relativement plat, le sentier vert devient de plus en plus pentu et finit par rejoindre le Pas de la Selle (275 m). Arrivé au sommet, il ne reste plus qu’à redescendre à Pastré par le sentier jaune qu’agrémentent de jolis points de vue sur la rade sud de Marseille.
En redescendant vers Pastré par le sentier jaune, vous passerez dans la grotte-tunnel des Goélands. Elle est peu profonde et l’on aperçoit la sortie dès que l’on y pénètre. Mais il est préférable de baisser la tête à l’intérieur ! La descente est ensuite assez délicate avec quelques pas de désescalade propices à la glissade. Au pied de la paroi, on retrouve le sentier jaune qui ramène facilement au Parc Pastré.
À noter que l’horaire indiqué ne tient pas compte des temps de pause. Le rythme (4,6 km/h) est celui d’un bon marcheur.
Cartographie © Komoot
