La Calanque de Sormiou
7,4 km - 1 h 50 - 497 m de D+
Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il est possible d’emprunter la ligne 23 de la RTM en direction de Beauvallon (le départ se trouve au rond-point du Prado). Dans ce cas, il faut descendre à l’arrêt de bus La Cayolle et continuer à pied pendant 1,7 km jusqu’au col de Sormiou. Autre solution : la voiture particulière. Mais attention, le site étant victime de son succès, la circulation sur le chemin d’accès qui y mène est interdite par arrêté municipal du 1er juin au 1er septembre, ainsi que durant certaines journées d’avril, de mai et de septembre (sauf dérogation). Mais il est possible de garer son véhicule avant la barrière de contrôle et de continuer à pied jusqu’au col en empruntant une petite route goudronnée (environ 10 mn de marche). Un conseil : arriver de préférence tôt le matin pour éviter l’affluence. Il vous sera plus facile de trouver une place libre !
Une fois arrivé au col de Sormiou (181 m d’altitude), point de départ de la randonnée, franchir une seconde barrière et prendre sur la gauche une large piste qui part en direction de l’est. Il s’agit du GR 98-51 balisé rouge et blanc qui relie Marseille à Cassis. Et l’on découvre très vite la magnifique calanque de Sormiou et ses eaux cristallines. La grande tache sombre que l’on distinue au fond de la calanque n’est pas de la pollution. Bien au contraire ! Il s’agit d’un vaste herbier de posidonie, une plante aquatique protégée et grande pourvoyeuse d’oxygène.
À 0,7 km, ne pas prendre le sentier balisé rouge qui mène directement à Sormiou, mais poursuivre sur le GR qui grimpe sur la gauche. Histoire de prolonger un peu le plaisir de la découverte ! Le sentier débouche ensuite sur un plateau calcaire d’où l’on peut distinguer au loin l’archipel de Riou. De tous côtés, la vue est magnifique ! Continuer à suivre le GR jusqu’à un sous-bois pour rejoindre le col des Escourtines (179 m d’altitude) à 1,4 km. Là, il faut quitter le GR et prendre immédiatement à droite un petit sentier étroit et non balisé, mais qui offre des vues plongeantes sur la calanque de Sormiou et son petit port.
Bien que non balisé, ce magnifique sentier évolue en corniche sur la rive gauche de la calanque au milieu d’une abondante végétation. On y trouve quelques unes des plantes emblématique du massif des calanques : le chêne kermès, la bruyère, le ciste cotonneux et le romarin.
À 2,4 km, prendre à droite le sentier balisé rouge qui descend en direction de la calanque de Sormiou et de son fameux Bec, inondé de soleil ce jour-là. C’est là que nous allons. Après avoir admiré les fleurs de centranthe rouge qui poussent de mai à septembre sur le bord du chemin, descendre avec prudence sur une série de dalles de calcaire. Ne pas emprunter ce sentier par temps de pluie, pour éviter la glissade. Suivre le sentier rouge jusqu’au fond de la calanque, baignée par de superbes eaux turquoise.
À la fin du XIXe siècle sont apparues dans la calanque de Sormiou quelques maisonnettes destinées à entreposer les barques des pêcheurs de Mazargues. Au fil du temps et malgré un confort assez rudimentaire, ces cabanons sont devenus des lieux de villégiature très recherchés des Marseillais. Le sentier balisé rouge nous amène jusqu’au fond de la calanque. À cette heure matinale, la plage est presque déserte. C’est rarement le cas. Elle est généralement bondée.
Après avoir traversé dans sa longueur la belle plage de Sormiou, on emprunte un sentier balisé noir qui grimpe assez rapidement. Soyez vigilant : un panneau indique la chute éventuelle de pierres. Évoluant en corniche sur la rive droite de la calanque, ce sentier offre au randonneur de d’autres magnifiques perspectives sur la calanque de Sormiou.
Poursuivre sur le sentier balisé noir en direction de la Crête de Sormiou. À 4,5 km, nous parvenons au Col de Luï d’Aï. Ce col attire de nombreux grimpeurs qui trouve ici le point de départ de nombreuses voies d’escalade
⚠️ Les randonneurs non équipés devront arrêter leur progression à cet endroit et repartir en sens inverse à la calanque de Sormiou par le sentier balisé noir.Les plus aventureux pourront continuer, mais avec prudence, en direction de la Crête de Sormiou. Très escarpé, ce sentier non balisé est toutefois équipé d’une main-courante qui permet de progresser en sécurité, à condition d’être équipé d’un EPI (Équipement de Protection Individuelle) constitué d’un baudrier, d’une paire de longes avec mousquetons et d’un casque. Partir sans équipement présente un risque, surtout si l’on est sujet au vertige.
En descendant du Col de l’Uï d’Aï en direction de la Crête de Sormiou, nous sortons du domaine de la randonnée classique pour entrer dans celui de la via ferrata, ou plus exactement de la via corda. Car c’est une succession de cordages qui assure la progression en sécurité le long de la paroi calcaire, pour peu que l’on dispose de l’équipement adéquat et que l’on sache s’en servir.
Tout en sentant monter en soi une légère bouffée d’adrénaline, nous pénétrons avec délice dans le monde fascinant de la verticalité. Les calanques se donnent à nous dans toute leur splendeur !
Arrivé tout au bout de la pointe, il n’est pas possible de continuer. Cela devient de l’escalade et cela suppose de disposer d’un autre matériel. Le randonneur fera demi-tour et reprendra le chemin inverse jusqu’au Col de Luï d’Aï. La remontée ne présente aucune difficulté technique, il faut juste un peu tirer sur les bras pour progresser avec la main-courante.
Au niveau du col, emprunter le chemin noir en sens inverse pour retourner à la calanque de Sormiou. Arrivé sur la plage, c’est le moment de sortir le pique-nique et les maillots de bain pour une pause bien méritée.Pour le retour, prendre l’escalier en bois qui se trouve à côté du poste de surveilance et revenir au parking. Sur la gauche, emprunter un sentier balisé marron qui permet de remonter au Col de Sormiou en évitant de marcher sur la route. Il commence à monter doucement, devient assez raide et traverse plusieurs fois la route goudronnée. Bien rester sur le sentier jusqu’au col de Sormiou.
À noter que l’horaire indiqué ne tient pas compte des temps de pause. Le rythme indiqué (4 km/h) est celui d’un bon marcheur. Compte tenu de la difficulté du terrain, la progression est fortement ralentie au delà du Col de Luï d’Aï.
Cartographie © Komoot
